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Site de la Scène de Bayssan

Le Printival Boby Lapointe à la Scène de Bayssan

Thématiques : Événements

La Scène de Bayssan organise deux soirées en avant-première du festival de musique "Printival Boby Lapointe" avec Alexis HK (+Blick Bassy) le 6 août et Suzane (+Magenta) le 7 août !

En ouverture du festival de musique "Printival Boby Lapointe", la Scène de Bayssan a l'honneur d'accueillir de formidables artistes de la scène francophone.

  • Vendredi 6 août à 20h30 : Alexis HK + Blick Bassy

Alexis HK

Après le triomphe de « Georges & moi », Alexis HK s’est enfermé dans sa tanière pour composer son nouvel album qu’il a réalisé de A à Z, accompagné par Sébastien Collinet à la co-réalisation. Le pays a changé depuis la sortie de son dernier disque. 2015 a laissé des marques. Si des loops lancinants ont remplacé les batteries, sa finesse d’écriture et son humour lui permettent d’aborder des thèmes plus sombres… même si la lumière n’est jamais loin !

Avec « Comme un ours », Alexis nous dévoile une nouvelle facette de son talent, toujours tout en élégance et en poésie. Alexis HK est un poète funambule : en équilibre, il chante avec humour mais sans cynisme, avec tendresse mais sans fadeur. Une qualité salutaire au milieu de la grisaille. Après le succès des « Affranchis », couronné par un Olympia en 2010, et de son spectacle « Georges
& moi » en 2015, Alexis a pourtant voulu rentrer dans son antre. De là est né « Comme un ours », projet de solitude intentionnelle dans lequel le chanteur, d’habitude si friand de collaborations, tient les commandes de A à Z.

Mais les événements de 2015 ont fait trembler la plus profonde des cavernes, et même isolé au milieu du vignoble nantais, l’ours volontaire s’est retrouvé plongé tête la première dans un monde qu’on ne peut plus tourner en dérision. Il écrit alors la noirceur, la violence, et la peur en empruntant aux styles musicaux émergents leurs rythmiques électrisées et électrisantes qui remplacent les traditionnelles batteries, leurs loops aux basses lancinantes, et les syllabes martelées comme des halètements qui s’abattent frénétiquement sur les consonnes les plus dures.

Il ne fallait pas en rester là : Alexis sait qu’il faut toujours revenir à cet espoir inébranlable sans lequel créer ne sert à rien. Cet espoir-là, c’est dans la chanson qu’il le trouve depuis toujours, dans les fables simples des conteurs à la voix érodée, à la manière d’Arthur H, Thomas Fersen ou Bertrand Belin.

Blick Bassy

En 2016, après trois albums couverts d’éloges, le chanteur camerounais Blick Bassy éditait un premier roman (Le Moabi Cinéma, Gallimard) en grande partie autobiographique. Aux questions existentielles que pose ce conte moderne teinté de réalisme magique, Blick n’a pas attendu bien longtemps pour donner des réponses. Sauf qu’elles ne nous sont pas délivrées par voie d’écriture mais sous forme de 11 chansons qui composent un 4ème album dont l’artiste a fait une œuvre intégrale, à la fois vendange miraculeuse de mélodies au charme instantané, où la voix de Blick se fait plus émouvante que jamais, et concept pédagogique d’une rare pertinence en ces temps de grands périls écologiques et sociétaux. Avec pour fil rouge, un hommage rendu aux héros de l’indépendance camerounaise.

Blick Bassy revient sur le devant de la scène avec en 2019 un nouvel album – pour lequel les très beaux labels Nø Førmat! & Tôt ou Tard s’associent – et une tournée mondiale. L’artiste reprend sa quête intime avec de toutes nouvelles mélodies au charme instantané, sublimées par sa voix plus émouvante que jamais. Il continue de se jouer allègrement des catégories habituelles, faisant cohabiter cordes, cuivres et synthés dans un nectar inédit de son cru, à la fois minimal et organique, d’une rare modernité.

  • Samedi 7 août à 20h30 : Suzane + Magenta

Suzane

Après un premier EP remarqué en 2018, Suzane a dépassé l’ombre de l’anonymat et accéléré la cadence. Les quelques concerts des débuts se sont transformés en une tournée gigantesque en 2019. Il n’y a pas eu de palier de décompression pour la jeune artiste sudiste. Du rien, au tout !

Comment l’expliquer ? Il y a eu les clips de « L’Insatisfait » puis de « SLT », qui sans attendre, ont conquis les cœurs. Cet EP a dévoilé une musique proche de l’os et des paroles sans fard, une poésie instantanée et brûlante, aux chorégraphies viscérales.

Suzane étouffe les évidences et chante ce que nous sommes. Chanson française ? Électro ? Très vite, les étiquettes n’ont plus d’importance. Suzane chante son époque, sans cynisme ni raccourci. Introspection pudique, elle incarne, elle ne triche pas. Elle mêle avec un naturel déconcertant et une énergie fédératrice la musique et les mots, les maux et les corps.

Esthétique mouvante, mélodies au dépouillement salutaire. Jusqu’à devenir l’artiste la plus programmée des festivals de l’été dernier, tout simplement. Les médias l’ont adoptée avec une légitime bienveillance. Les chiffres se sont affolés : avec seulement cinq titres dévoilés jusqu’alors, Suzane représente déjà plus de quinze millions de streams, des concerts partout dans le monde, jusqu’au Japon et en Chine, des premières parties pour Feder ou -M- (plusieurs Zéniths et un AccorHotels Arena de Paris en point d’orgue…) et des rendez-vous parisiens à guichets fermés.

Puis est venu le temps de son premier album, dont le titre aux sonorités russes est en fait de l’allemand : « Toï Toï ». Dans les arts de la scène, c’est ce que l’on se dit pour se souhaiter bonne chance avant une représentation. Affaire de superstition donc. Et puis, plus joli que le mot de Cambronne…

« La première fois que je suis montée sur scène, on m’a dit « Toï Toï ». Ça ne m’a jamais quittée depuis… ».

Phonétiquement, c’est encore le jouet, en anglais. Et Suzane aime jouer : se jouer des codes, et faire jouer ses histoires et ses personnages. Les petits mondes qu’elle édifie grâce à ses chansons, elle y tient. Ils lui sont chers ! Car ce sont des histoires vraies qu’elle nous conte. Alors qu’elle pratique la danse classique au conservatoire depuis quinze ans, elle se passionne pour la chanson réaliste (Brel, Piaf, Barbrara…). Exaspérée par les diktats imposés par la danse à haut niveau, elle envoie tout valser et prend un job de serveuse. Ses clients deviennent une source d’inspiration, des acteurs qui sans le savoir nourrissent sa prose. Suzane conte des histoires du quotidien, des gens, la vie. D’une anecdote personnelle, Suzane possède ce don d’en faire une vérité qui nous saute aux yeux.

Magenta

Magenta est un projet de musique électronique en français. On l’a commencé en 2015 parce qu’on avait envie de créer une musique « qui danse et qui pense » ensemble. L’impulsion première ça a été la redécouverte d’un pan de la musique
électronique de notre adolescence - en premier lieu la « French Touch » des années 1990 et 2000.

Après avoir recommencé à écouter cette musique on a vite développé une curiosité pour les méthodes de production de l’époque. On a acheté des boîtes à rythmes et des samplers puis on s’est mis en tête d’essayer de recréer cette musique à notre manière. À la base on est quatre amis de longue date et on avait déjà fait plein de choses ensemble. Mais l’envie du moment c’était vraiment de faire des boucles et de se laisser hypnotiser. Faire une musique « corporelle »
plus que cérébrale en gros.

Le texte est revenu plus tard quand on a eu à nouveau besoin de mettre
du sens dans les morceaux. En français du coup. On s’est dits que le
mélange des deux était pas vraiment habituel mais pour nous c’était
nécessaire… Le français a un pouvoir cathartique et une force
d’évocation qu’on pouvait difficilement trouver ailleurs. Ceci dit il a quand
même fallu apprendre à écrire différemment pour arriver à utiliser le
français de façon « musicale » ce qui est pas intuitif à la base (à la
différence de la langue anglaise).

Les premiers morceaux de Magenta sont finalement nés dans la
chambre de l’un de nous qu’on a aménagée en home studio - boulevard
de Magenta à Paris. Le nom du projet s’est finalement imposé de
lui-même comme un hommage à cette période de gestation… Et un clin
d’oeil aux quartiers que le boulevard traverse dans lesquels on zonait
pas mal à l’époque.

Aujourd’hui ça donne des tracks mélangeant instrus électroniques et
paroles en français. C’est un style un peu hybride qu’on appelle parfois
« lexo house » entre nous - pour la blague.

 

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