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Site de la Scène de Bayssan

Thématiques : Culturelle

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Type : Théâtre

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Thème : Théâtre

« L’AtelierCité est une aventure de troupe éphémère de sept jeunes artistes. Il me semblait important de leur proposer une œuvre forte à travers laquelle l’idée de cohésion puisse s’exprimer pleinement. Le Tartuffe raconte l’histoire d’une famille qui voit son équilibre anéanti par limposture et se bat pour faire triompher la vérité contre le fanatisme. »
Guillaume Séverac-Schmitz

Où, Quand, Comment ?

  • Le 26/11/2022 à 20h30 - durée : 02h00
  • Théatre Michel Galabru
  • Route de Vendres 34500 BEZIERS
  • +33 4 67 28 37 32
  • Plein tarif : 20
  • Tarif réduit : 7

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Le Tartuffe est une pièce sur la crise familiale, et plus particulièrement celle d’un père, qui décide d’engager un objecteur de conscience pour éviter de sombrer totalement. Orgon laisse entrer un homme dans sa maison et cette arrivée voyeuriste trouble l’intimité d’une famille dont les liens semblent plus compliqués qu’il n’y paraît. Le regard du Tartuffe fait apparaître des zones de tensions, des déséquilibres, qui ne sont pas seulement inhérents à son arrivée fracassante, mais qui existaient probablement avant lui. Chaque personnage cherche affectivement à trouver sa place.

De quel mal souffre cette famille ? Est-ce réellement la présence du Tartuffe qui a déclenché un tel séisme ? Les difficultés que rencontrent tous les personnages pour communiquer leur désir, leurs ressentiments, et d’une certaine manière leur jalousie, sont symptomatiques d’une réelle incapacité à aimer, qui est disséminée partout dans la pièce.

Le Tartuffe apparaît comme un détonateur dans une famille dont le terreau mouvant était propice à l’implosion : personne ne sait aimer.

Par-delà les problématiques liées à l’amour, se pose la question du désir, donc de la culpabilité. Molière introduit le Tartuffe dans la maison pour mieux nous exposer le risque de la culpabilité religieuse qui agit comme une chape de plomb sur cette famille. Cette même culpabilité mise entre les mains du dévot mal avisé est un réel danger d’embrigadement fanatique. La Religion semble être la raison principale de l’incapacité des personnages à désirer librement. Cette pièce montre donc un schisme réel entre l’amour, le désir et la Religion : les trois semblent incompatibles !

Certes, le Tartuffe est l’hypocrite, l’acteur, celui qui fait semblant ; ce manipulateur brandit la Religion pour s’accaparer les faveurs et les biens de chacun des membres de cette famille. Mais j’aimerais chercher où se situe le mal : doit-on uniquement mettre en cause le Tartuffe qui vient déranger la pieuse harmonie de cette maison ? C’est la structure familiale et sociale qui semble malade : le désir n’est jamais assouvi, Orgon culpabilise, et d’une certaine manière la Religion en est la cause - voilà ce que Molière semble nous affirmer dans cette pièce quasi-républicaine avant l’heure.

Je trouve qu’il est intéressant de la lire aujourd’hui avec de jeunes gens, parce que la maladie structurelle vient également du fait que la famille n’est incarnée que par le père.
Quel poids la parole des femmes de cette maison peut-il avoir face à un mari et un père aveugle et tyrannique ? Marianne semble prête à refuser l’amour pour faire plaisir à son père, Elmire manque de se faire violer : cette pièce qui raconte la chute d’un père pourrait également se prêter à une réflexion sur l’abolition du patriarcat puisqu’elle en montre les limites.

Pour conclure, je citerai l’acteur Claude Duparfait : « Il faut entrer dans des zones d'impudeur, des zones de ridicule, accepter d'être mis à nu de façon assez terrible. C'est sur ce terrain que Molière nous attire, c'est là qu'on se confronte à lui. » Cette idée de mise à nu du désir, de la passion, pose les bases du travail que j’aimerais mener à bien avec les acteurs de la troupe éphémère.

Guillaume Séverac-Schmitz

Durée : 2 h
De Molière
Conception et mise en scène Guillaume Séverac-Schmitz Avec Matthieu Carle, Jeanne Godard, Fannie Lineros, Angie Mercier, Fabien Rasplus, Marie Razafindrakoto, Quentin Rivet et Christelle Simonin
Voix off Eddy Letexier
Scénographie Guillaume Séverac-Schmitz avec la collaboration d’Emmanuel Clolus
Lumières Michel Le Borgne
Son Géraldine Belin
Assistanat à la mise en scène et dramaturgie Clément Camar-Mercier
Assistanat à la mise en scène et coordination du projet Caroline Chausson
Réalisation du décor dans les Ateliers de construction du ThéâtredelaCité sous la direction de Michaël Labat
Réalisation des costumes dans les Ateliers du ThéâtredelaCité sous la direction de Nathalie Trouvé
Production ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie ; Collectif Eudaimonia
Soutien Le Cratère, scène nationale d’Alès

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